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KIRRWILLER


légendes

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La vache noire aux cornes d’argent


Lorsqu’on se rend d’Obermodern à Kirrwiller, on rencontre, sur le ban de Bouxwiller, une passerelle passant sur un fossé dit Mühlgraben. Là broute, au crépuscule, une vache noire, aux cornes d’argent et portant au cou une cloche en verre argenté. Elle a été vue souvent par des jeunes bergers. Si on s’approche doucement d’elle, elle vous lèche les mains.

Si on l’agresse en lui lançant des pierres ou en la frappant, elle encorne ses adversaires et les jette dans le fossé rempli d’eau.

LEGENDES d’AUTREFOIS

     Mairie de Kirrwiller  39, rue Principale  67 330 KIRRWILLER   Tél : 03 88 70 71 84   Fax : 03 88 70 92 84   Email : mairie.kirrwiller-67@orange.fr

Les fantômes du Dunzenbruch

     Entre Kirrwiller et Obermodern se trouve une cuvette dont tout le monde dit qu'elle est mystérieuse et terrifiante:

c'est le lieu-dit Dunzenbruch. Autrefois se trouvait ici une chapelle ou un couvent. On racontait qu'on y apercevait parfois des moines portant un cercueil ensanglanté ou des animaux sacrifiés sur des souches de chênes coupés.


     Mais l'histoire la plus connue est celle des enfants disparus.


Un jour d'été très chaud, deux habitants de Kirrwiller se rendent avec les deux fils de l'un d'entre eux à Zutzendorf pour rendre visite à leur beau-frère. Le soir venu, ils prennent le chemin du retour. Les deux enfants prennent de l'avance pour profiter du soleil et se baigner dans la Moder. Avant de partir ensemble, ils préviennent leur père: « Nous vous attendrons près de la rivière...» Plus tard, au lieu de rendez-vous, les hommes ne les voient pas. Et prétendent: « Ils doivent nous attendre plus haut, au carrefour entre les chemins de Kirrwiller et de Bouxwiller, près de la chapelle». Là, une surprise les attend: ils observent deux garçons de six et huit ans, pâles et portant des tuniques bleues, qui semblent se promener dans le Dunzenbruch. De plus près, il les entendent crier et devinent que les enfants se disputent dans une langue incompréhensible et volant au-dessus du sol. D'après eux, ils ont émis des bruits d'ailes de rapaces avant de disparaître derrière un tas de paille dans le Dunzenbruch. De nombreux promeneurs ont aperçu des fantômes à cet endroit.

Horrifiés par cette apparition, les deux hommes rentrent à Kirrwiller et racontent leur histoire. Ils cherchent également les deux fils qui ne seront jamais retrouvés. Longtemps après, on raconte encore que de nombreux autres promeneurs ont croisé à cet endroit deux garçons, et parfois une fillette et un garçon, qui se disputaient et volaient au-dessus du Dunzenbruch.


    Depuis ce temps-là, en sortant d'Obermodern, au carrefour des deux routes de Bouxwiller et de Kirrwiller, vous pourrez peut-être apercevoir deux garçons en tuniques bleues qui crient et se disputent dans un bruit d'ailes de rapaces.

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Dans chaque légende il y a une part de vérité.



Duntzenbruch est un ancien village disparu en aval de l'étang éponyme.


Les archives attestent bien de la présence d’un village appelé 'Duntenhuson ' en 784.

Deux lieux-dits, sur le plan d'arpentage d'Obermodern de 1760 sont nommés :

 'am Tùntzen berg' et 'Im Tùntzen Brùch' .


Dans le coutumier  de Bouxwiller daté de 1546, il est précisé que les maisons 'die Dunzenhaüser' reviennent à la paroisse de Pfaffenhoffen


Sur le ban de Buswiller se trouve un autre canton appelé Duntzenbruch à proximité duquel est mentionné en 1597  un lieu-dit ‘bei der Capelle ‘ qui peut laisser penser à l’existence d’une chapelle de pèlerinage comme celle mentionnée par la légende.


Sur cette carte de  1609 est dessiné l’étang et le village disparu de Dunzenbruch entre Kirrwiller et Obermodern.

Le carrosse du Spitzling


Sur une colline appelée Spitzling, où passe la route de Kirrwiller à Bouxwiller, on peut voir entre minuit et une heure du matin, un grand carrosse vide, attelé de deux chevaux noirs.


Deux citoyens de Bouxwiller voulurent s’y installer, en passant par là; au même moment, le carrosse attelé s’éleva en l’air de plus en plus haut et disparut en laissant entendre à l’intérieur une fort belle musique; les deux  personnages purent, au dernier moment, sauter de la voiture.

Entre Bosselshausen  et Kirrwiller, un chemin de terre passe sur un petit pont appelé Gänsbrückel  (petit pont de l’oie), sur lequel les villageois veulent avoir vu une oie blanche ou une oie des neiges, s’approcher des passants, pour les égarer le soir et la nuit. Ainsi, un paysan prit congé à Bosselshausen d’une femme malade, à qui il avait rendu visite. C’était un soir d’hiver enneigé et la femme le supplia de ne pas passer sur le pont de l’oie pour rentrer dans sa famille. Mais pressé par le temps, il engagea son cheval sur la passerelle, à la lueur de la neige; stupéfait il dut franchir tour à tour plusieurs fossés qu’il ne connaissait pas. Il lui sembla tourner en rond, sur son cheval couvert d’écume. Se lançant au galop droit devant lui, il se retrouva à Bosselshausen, son point de départ. On le conduisit alors sur la bonne route, à la lueur d’une lanterne et il arriva à Kirrwiller à deux heures de matin où sa famille s’était fort inquiétée pour lui.


Sur la carte d’arpentage de 1760 ce lieu-dit est:  Gäntzel matt.

Le règlement communal de 1495 de Kirrwiller fait mention d’un gardien d’oies.

Gänsbrückel  (petit pont de l’oie)

Gänsbrückel